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Je mixte, tu mixtes, il mixte,

vous mixitez…


La mixité n’est pas qu’un concept. La qualité de vie au travail n’est pas qu’un moyen de se tourner les pouces. L’égalité homme/femme n’est pas qu’un subterfuge pour chaparder le pouvoir aux mecs. L’équilibre vie privée/vie professionnelle n’est pas qu’une histoire de Wonder Woman à la manque. Non, toutes ces (r)évolutions sont légitimes, nécessaires, capitales.

Alors, il faut faire preuve d’audace, se retrousser les manches, prêcher la bonne parole, partir sur les chemins avec son bâton de pèlerin. Un rien excessif ? Pas tant que ça.

Les réseaux féminins, les différents services « Diversité » ou « Mixité », ces nouveaux départements « Qualité de vie au travail », les accords d'entreprises sur l’égalité homme/femme, il en existe dans toutes les grandes structures, dans les administrations comme dans le privé. Et on ne peut qu’applaudir à cette prise de conscience collective.

  • Action !


Pour autant, il n’est pas si aisé de réformer les mentalités pour qu’elles donnent naissance à des actes. Les bonnes intentions sont légion, les actions plus difficiles à mener.

Comment s’y prendre ? Quel programme adopter ? Qui impliquer ? C’est encore le flou pour beaucoup d’entreprises qui ont pourtant acquis la certitude que trop de stress tue la productivité, qu’une complémentarité homme/femme réussie est un gage de compétitivité.

Il faut se donner les moyens de réussir ces évolutions sociales en intégrant le fait que ce sont là des enjeux de performance. La mixité est un moteur de croissance, le bien-être des collaborateurs est un défi social majeur pour les entreprises. Selon le baromètre 2013 d'Apicil et Mozart Consulting, la mauvaise qualité de l'organisation du travail coûterait 13 500 euros par an et par salarié. Et, au risque de me répéter, le rééquilibrage des pouvoirs entre homme et femme dopera la créativité des équipes.

Business is business, les entreprises ne feront pas d’efforts en faveur de ces nouvelles problématiques sans être assurées qu’elles y gagneront en croissance et rentabilité.

Pourtant, il faut bien le leur dire : les entreprises innovantes, productives et victorieuses malgré la crise, seront celles qui auront compris ces enjeux stratégiques.

Il n'y a pas de temps à perdre.