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Va voir maman,

papa travaille... lui !


Il paraît que les temps changent.
Il paraît qu’on voit des cravates sur pattes courir le soir, comme toute mère qui se respecte, pour entamer leur deuxième journée, celle dite de « la couche-culotte ». Reste qu’il demeure délicat de demander à un homme d’aller chercher son fiston malade à l’école, le monsieur étant en pleine réunion. Forcément.

Question de sournoise hérédité, sorte de comportement lié à une accumulation d’années de toute-puissance masculine. Question aussi de prépondérance maternelle qui veut que la femme protège son enfant quand l’homme est à la chasse. Voyez un peu le cirque dans nos cerveaux d’Homo sapiens !

Vouloir que ce soit lui qui aille récupérer son môme les genoux en sang, qui discute de l’incident avec la maîtresse et qui offre une épaule consolatrice à l’heure du goûter, ce n’est pas moins aimer. Mais partager.

  • La fin du sacrifice


La recherche de l’égalité, c’est aussi la fin du sacrifice. Celui des mères esseulées entre gosse et boulot, perpétuellement frustrées de ne guère profiter pleinement de l’un et de l’autre, à qui on fait croire qu’ « il faut choisir madame, on ne peut pas tout avoir ! » On en culpabiliserait presque, nous qui passons notre temps à colmater les fissures de la maison au bureau.

En résumé, et pour en revenir au début du propos, lorsqu’on ne zyeutera plus un père à la sortie de la maternelle son pain au chocolat à la main, avec un excès de jalousie envers celle qui a décrochée ce mec en or, on aura gagné.