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Le train-train quotidien

n'est plus ce qu'il était...


Travailler en juillet/août en France est devenu un authentique casse-tête. Non pas en raison de l’absence de la moitié des actifs (lorsqu’ils sont là, ils sont plus disponibles qu’au cours du reste de l’année) mais parce que la fréquence des transports en commun est divisée par deux.

Cette décision de réduire le nombre de trains et de bus pendant la période estivale est suffisamment déconcertante pour qu’on s’y arrête.

Certes, des salariés partent en vacances mais alors d’autres rentrent, et ainsi se croise-t-on tout l’été, encore d’avantage qu’il y a vingt ans où le travailleur prenait en moyenne un mois de congés.

L’idée de laisser les usagers sur le carreau au prétexte que nous sommes en période de vacances scolaires est assez saugrenue et plutôt méprisante, surtout à l’heure où un Français sur deux ne part pas. Et voilà la double peine : pas de vacances et la galère pour aller bosser.

  • Un rail, une ligne, mauvais trip


Ajoutez à cela le piètre état des lignes et du matériel SNCF qui oblige l’usager à se constituer une « marge de sécurité » (ce qui veut dire partir beaucoup plus tôt qu’il n’est nécessaire) pour s’assurer d’être à l’heure à un rendez-vous professionnel (et oui, même en juillet/août, on peut avoir des rendez-vous), vous aurez compris le découragement et la colère des voyageurs du quotidien.

L’accident de Brétigny-sur-Orge a déclenché une prise de conscience et une pétition « Faites la transparence sur l'état du réseau SNCF » adressée à Guillaume Pepy, son président, et organisée par le site change.org qui a réuni des milliers de signatures, ce qui est un bon début.

Pour autant, la lassitude et le fatalisme observés chez les usagers depuis quelques années ont provoqué un ras-le-bol général qui semble irrémédiable et je ne peux que conseiller à M.Pepy de tenter d’arriver à l’heure à un rendez-vous via un Transilien. Afin de se rendre compte par lui-même de l’étendu des dégâts.

Notre Dr du rail n'aura d'autre choix que de sortir rapidement sa trousse de premiers secours pour soigner au plus vite ce qu’il nomme lui-même les «lignes malades». La piqure risque d'être douloureuse.