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Soumets-toi, mon amour !


Teva qui se revendique comme la chaine des femmes (lesquelles ?) nous annonce la diffusion d’un document sobrement provocateur intitulé : « Couple : qui a vraiment le pouvoir ? ».

S’il n’y avait dans ce titre que le désir de séduire le téléspectateur maritalement frustré, cela importerait peu.
Mais sous des dehors de phrase bien balancée, Teva enflamme encore un peu plus un débat qui ne devrait plus opposer hommes et femmes : l’égalité des sexes.

Car lorsqu’il y a recherche de pouvoir par l’un ou l’autre dans le couple, pourra-t-il jamais y avoir d’égalité ?
Le dictionnaire Larousse nous indique que l’égalité est « l’absence de discrimination entre les êtres humains, sur le plan de leurs droits ». Le propos de Teva est ici : « Qui a le dernier mot ? ». Ce qui prétend encore que la compétition fait rage entre hommes et femmes alors qu’il s’agirait plutôt aujourd’hui d’apaiser les tensions afin d’avancer sereinement vers une réconciliation sociale.

Nous devons avoir les mêmes droits et les mêmes pouvoirs. Ni plus, ni moins. Dans le boulot comme à la maison.

  • Vérité ou cliché ?


Le pouvoir dans le couple apparaît alors comme un combat d’arrière-garde. Non qu’il n’existe pas mais le vrai sujet aurait été de débattre justement sur son non-sens, sur l’équilibre que beaucoup tentent d’instituer au sein même de la cellule familiale.

Rencontrer des couples qui révolutionnent les vieilles traditions du « papa travaille et maman coud » dans un soucis d'équité et de bonheur commun, cela aurait été plus novateur.

Tout comme le fait que Teva ose décrypter la vie des couples homosexuels et lesbiens pour tenter d’avoir le début d’une réponse claire : la vie de couple est-elle la démonstration d’une égalité toujours difficile à atteindre entre homme et femme ou est-elle simplement la confrontation de deux êtres humains au quotidien -et peu importe le sexe ?

La réponse n’est en tout cas pas dans ce document qui, pour suivre la tendance, s’emploie encore à s’extasier sur un père qui a mis une croix sur sa carrière afin de permettre à son épouse de s’éclater au boulot. Je ne vois là qu’un cliché : celui de la femme "de pouvoir" en costume cravate.

On n’en est plus là, si ?