enregistrerfermerprécédentsuivant
zoom

Les Sportives dans les start(up)-blocks


Si la web entreprise est l'avenir de l'éco-business, elle n'est pas encore le présent de la femme. Seules 8 % des start-up sont dirigées par des femmes en France, dont à peine 2 % dans le sport. Un chiffre qui pourrait être boosté grâce au soutien d'incubateurs au féminin.

Alors que l’on compte de plus en plus de blogueuses parmi les sportives (notamment autour du running et du fitness), on ne peut pas en dire autant côté start-up, écosystème encore largement dominé par la gent masculine. Malgré de belles réussites, les femmes ont du mal à se frayer un chemin et à se faire une place dans ce milieu. Modernité technologique ne rime pas encore avec modernité des mœurs ! Ainsi, on ne trouve pas plus de 5 % de femmes parmi les développeurs, à peine 15 % dans la création d’entreprise, avec une prédominance pour le e-commerce.

  • Émancipation sportive


La faute à une orientation post-bac peu audacieuse ? 45 % des filles qui optent pour des carrières scientifiques entrent peu en écoles d’ingénieurs ou d’informatique. Le métier ne les fait pas - encore - fantasmer, et si elles ne manquent pas de cran, elles manquent de modèles. Une voie d’émancipation pourrait cependant voir le jour sous la houlette de bienveillants leaderships, notamment dans le domaine sportif. Ils accompagnent de plus en plus les entrepreneuses pour mener à bien leurs projets, comme le programme de pré-incubation #LesSprinteuses qui a permis le développement de plusieurs projets, tel OLY Be, le Airbnb du yoga qui met en relation élèves et professeurs. Une plateforme collaborative pour louer des véhicules dans le transport équestre est en cours.…

  • #LesSprinteuses, pour sortir de l’ombre


En 2016, Paris Pionnières (incubateur au féminin) et Le Tremplin (incubateur dédié aux start-up du sport) se sont associés autour d’un programme de pré-incubation baptisé #LesSprinteuses. Cette initiative inédite a pour but de valoriser l’innovation dans le sport féminin. « Les filles sont de plus en plus ciblées comme consommatrices dans le sport, il faut maintenant qu’elles entreprennent. Notre rôle est d’aller les chercher, les accompagner afin de les mettre en lien avec Le Tremplin et leur fournir les meilleurs experts », explique Caroline Ramade, déléguée générale adjointe Paris Pionnières.

  • Coup d'accélérateur


Depuis le lancement du projet, les candidatures féminines pour intégrer Le Tremplin ont marqué un premier pas significatif avec 14 % de candidates contre… 0 % en 2015. Fortes de leur succès, #LesSprinteuses continuent sur leur lancée. Cette année encore, le programme permet à toutes les femmes qui le souhaitent de développer un projet dans le domaine sportif : « Nous leur offrons un coup d’accélérateur avec plus de cent heures d’accompagnement pour travailler la vision de leur projet, les aspects juridiques, le design ou encore le pitch, à travers des ateliers individuels ou collectifs. Au terme de cet entraînement de six mois, elles seront prêtes à postuler au Tremplin ». Pour cette 2e édition, les futures entrepreneuses ont des marraines de prestige : Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique de Rio 2016, candidate de la première saison avec Boxer Inside (un programme d’entraînement à la boxe sur une application mobile), et Delphine Rémy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la femme digitale.

Ce n’est pas encore une lame de fond, mais par ricochet ces soubresauts vont continuer de remuer la sphère 2.0. À travers le sport, le girlpower se lance à l’assaut du Web !