enregistrerfermerprécédentsuivant
zoom

En quête de sens

Crise de la quarantaine


Dit comme ça « la crise de la quarantaine » ça fait un peu crise d’ado mal embouché sur le retour. On en rit, on se moque, on met cette expression à toutes les sauces. En public, c’est toujours bon pour le moral de se gausser d’un ressenti qui va du mal-être à la quête de sens. En privé, c’est bien plus douloureux.

Sociologiquement, cette crise existentielle prend le nom de « crise de milieu de vie » puisqu’elle se situe en réalité entre 35 et 50 ans, ce qui relancerait l'hypothèse d'une origine biologique. Et pour l’anecdote, selon une étude irlandaise, même les primates connaissent leur crise existentielle à ce moment-là de leur existence…

Puisque le fait est avéré, il n’est pas rare d’entendre à l’intention d’une femme qui sait ce qu’elle veut : « Laisse, c’est la crise de la quarantaine ! » en lieu et place de la fameuse expression favorite des mecs (et de quelques nanas ok) : « Elle doit avoir ses règles ! ».

Car, oui, cette « crise de milieu de vie » qui ne touche pas que les femmes (les études prouveraient même qu’elle est encore plus présente chez les hommes) se pointe lorsque nous avons généralement un job, des mômes, une belle-famille et un semblant de quotidien qui tient la route. Elle est insidieuse, se faufile dans nos neurones déjà surchargés et fait naître en nous des pensées qui peuvent mener à la démission, au changement de vie, au divorce ou au repli sur soi. Et ce n’est pas forcément au choix, ce peut être tout à la fois.

Il est dommage de ne pas suffisamment reconnaître les signes de cette crise commune, finalement ordinaire et qui représentent presque un passage obligé dans une vie. Et donc de ne pas mieux l’appréhender, la gérer et en faire une force.

Il est dommage aussi de ne pas garder en tête les deux idéogrammes chinois qui représentent le mot « crise », à savoir celui qui signifie « danger » suivi de celui qui exprime « l’occasion à saisir », comprenez d’un côté le risque, de l’autre l’opportunité. Il y a dans ce terme une philosophie positive de l’existence, un art de survivre au milieu des pires épreuves.

Car les solutions existent et le voyage peut être diablement enrichissant.

Alors, si on en parlait lors d’une conférence, de débats ou d’ateliers ?

Pour partager, échanger, retrouvez-moi dans la rubrique "Me contacter".
valerie domain