enregistrerfermerprécédentsuivant
zoom

Combien coûte un divorce ?

Un paquet de...désillusions


Twitter vous prend parfois au dépourvu. Il y a des matins en effet où une phrase comme celle-ci :
« Combien coûte un divorce ? », question posée par un cabinet d’avocat comme on parlerait d’un kilo de pommes de terre, vous interpelle.

Des matins chagrins où la morosité a fait le plein, où un simple tweet, donc, vous remue les tripes. Parce qu’on a déjà lu (c’est le très sérieux Insee qui l’affirme) qu’un mariage sur deux se termine par un divorce en France. Parce qu’on a vu des copines et des copains défaits par le désamour.

Parce qu’on s’interroge sur la difficulté croissante que l’on a à se comprendre, à se chérir. Et que, de plus en plus souvent, on abdique devant cette fatalité qui veut que le couple soit un concept old-fashion, que l’idée même d’être heureux en duo est une notion has-been à l’heure où les portables sont allumés H 24 selon l’expression fétiche des ados hypers connectés.

« Il faut savoir qu'un divorce n'est pas gratuit. La principale dépense est liée aux frais d'avocat, nous explique le dit article. Plus une séparation est conflictuelle, avec des contentieux à répétition, plus ils seront élevés. »

  • Constat froidement énoncé, qu’en est-il des émotions ?


Autrement dit : mettez de l’eau dans votre vin sinon vous allez payer cash. Ainsi, comme on se marie parfois pour acquitter moins d’impôts, il est malin de divorcer à l’amiable pour préserver son compte en banque. Point de mention ici des enfants, de l’entourage, de la détresse des amants désunis.

Et voilà que l’on évoque l’idée de céder aux greffiers le droit de casser un couple. Sans plus d'états d'âme. Balayant d'un revers de manche le fait que les divorces, même par consentement mutuel, sont parfois beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent.
Et de sous-entendre alors que le mariage est un produit avec une date limite de consommation. Une fois dépassée, prière de jeter.

Mais la poubelle est pleine. Et il serait bon que l’on se pose la question : faire l’impasse sur le désarroi des hommes et femmes dans ces moments de rupture, est-ce vraiment payant ?